lundi 27 février 2017

Voyager glamour.

Le Strict Maximum rentre d'un week-end à Bruxelles des points blancs plein les yeux (vous comprendrez si vous lisez tout l'article)

Nous logions cette fois ci chez Marlies et Benoit à 30 secondes montre en main de la place du Jeu de Balle. Pratique, non? Le SM y a notamment dégoté une cloche de l'italien Paoli Soleri datant des années 70.

Bruxelles, c'est encore et toujours son Atomium avec à l'affiche actuellement, une exposition sur la Belgian World Airlines : la SABENA, Société Anonyme Belge d'Exploitation de la Navigation Aérienne. L'exposition Voyager Glamour (c'est tellement nous) nous plonge dans l'univers de la mythique compagnie dont le slogan était "Vous êtes en de bonnes mains" et qui promettait de faire rimer transport avec confort. Beau programme! Photos, vidéos, uniformes, maquettes et objets souvenirs nous font revivre les 78 ans de la compagnie. 




La petite nouveauté depuis notre dernière visite, c'est l'Art & Design Atomium Museum dit l'A.D.A.M, situé à quelques mètres de l'Atomium. Sa collection permanente - le Plasticarium - compte plus de 2000 objets en plastique répartis sur 1500m2. Des objets des années 60 à 2000: objets du quotidien, mobilier, oeuvres d'Art... Une collection constituée depuis les années 80 par le collectionneur bruxellois Philippe Decelle. 











L'exposition incontournable pour les amateurs d'Art moderne se déroule actuellement au Palais des Beaux-Arts avec une FAN-TAS-TI-QUE rétrospective sur l'artiste belge Pol Bury: Time in Motion. Vous avez jusqu'au 4 juin pour admirer les oeuvres de l'un des fondateurs de l'art cinétique. 


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Bury est notamment connu du grand public pour ses fontaines hydrauliques. Nous pensons tout de suite à celles du jardin du Palais Royal à Paris mais aussi à celle de la fondation Maeght. Sa grande soeur clôturant d'ailleurs le circuit de l'exposition. 
Influencé par Magritte, Pol Bury commence d'abord par le surréalisme. Un passage au sein des groupes Jeune Peinture et Cobra... Mais le travail de l'homme devient réellement intéressant lorsqu'il croise la route d'Alexander Calder. Il se met alors à la sculpture. Il y intègre la couleur, le mouvement. L'influence est saisissante, pas pour le moins déplaisante mais Bury n'a pas encore trouvé son style. 








Son style, venons-y. Pol Bury intégra le mouvement à des tableaux-sculptures les rendant presque... vivants. Si l'on passe rapidement devant, on ne perçoit rien. Il faut prendre le temps, s'approcher, tendre l'oreille et à l'heure ou tout va très vite, cela fait un bien fou! Tel un oursin, millimètre par millimètre, l'oeuvre change et ne sera plus jamais totalement la même.




 Ces points blancs en mouvement : un tableau vivant



Bois, métal, format salon ou monumentale, sous forme de tableaux ou de meubles, avec des tiges ou avec des boules, silencieuses ou chantantes, Bury expérimenta son invention sous toutes les formes et obtenu un succès international mérité. Grace à la Galerie Maeght, on pouvait même porter du Bury autour du cou ou aux oreilles. Il n'y avait pas de moteur dans ces bijoux mais le mouvement si cher à l'artiste était retrouvé lorsque Madame le portait... Terminons sur cette touche poétique et faites nous plaisir: allez rapidement à Bruxelles. 








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