mardi 18 avril 2017

Etoile filante.


Vous êtes allés à la chasse aux oeufs ce week-end ? Le Strict Maximum à quant à lui chassé des céramiques (mais ne s'est pas aventuré à les croquer, rassurez-vous)

Il y a quelques mois, la galerie Prisme -située à La Borne- mettait à l'honneur Solange Garotte. Une exposition hommage mettant en avant des pièces des années 80, 30 ans après que ces dernières furent exposées au Centre Céramique de La Borne, dans une mise en scène quasi similaire. 


Exposition à La Borne en 1986


Le SM avait raté cet évènement trouvant porte close à l'époque et était resté sur sa faim. Mais par chance, la porte était ouverte ce samedi. L'occasion de rencontrer son propriétaire et d'admirer une très bonne sélection de grès, peintures et mobilier. 

Revenons à Solange Garotte. Car depuis cette exposition, elle nous avait un peu obsédé. A cause de ses formes pyramidales sans doute. Et puis peut-être aussi son histoire, trop brève et touchante. 


Solange Garotte


Solange Garotte est l'élève de Jean et Jacqueline Lerat à l'école des beaux arts de Bourges dont elle est diplômée en 1973. Elle s'installe par la suite à Neuvy les deux clochers près de La Borne avec son compagnon Bernard Prigent. 
Solange est exposée à Paris mais elle collabore également avec Henri Virebent qui expose et vend ses porcelaines dans toute la France. Cette collaboration voit le jour grace à Yves Mohy qui connait le travail de la jeune femme et qui, rappelons-le, collabore également avec Virebent.

Solange Garotte pour Virebent


L'exposition de 1986, travail autour du triangle, est malheureusement sa dernière. L'artiste s'éteint à seulement 37 ans emportée par la maladie en 1987.


Exposition à La Borne en 1986


Sans le savoir, le SM avait un peu de Solange à la maison via un petit vase Virebent. Il a maintenant deux sculptures.





Les quatre premières photos sont extraites du catalogue édité à l'occasion de l'exposition hommage. Vous pouvez encore retrouver quelques sculptures de Solange Garotte à la galerie Prisme.



jeudi 13 avril 2017

Oui, non ?


Le Strict Maximum s'interroge sur ce petit objet. Vous allez peut-être pouvoir l'aider, qui sait?









A première vue, il n'y a pas de doute, c'est un petit vase. Ou plutôt un pique-fleurs/ikebana car on ne peut pas y faire tenir grand chose (9.5 x 14 x 13.5 cm)
Mais le SM se demande si cet ikebana ne serait pas plutôt un élément décoratif de façade ? Si avec quelques dizaines de petits copains, ils ne feraient pas une belle devanture de boutique. Un peu comme le travail de Pierre Digan.








Les reliefs visibles sur l'intérieur pourraient servir à une meilleure accroche avec le ciment...?





Le Strict Maximum se pose peut-être trop de questions. En attendant, et puisqu'il n'en a qu'un, ce sera un vase :




mercredi 5 avril 2017

Une, deux, trois.



Avril est un mois magnifique pour mettre le nez dehors. Enfin, il faut bien choisir son jour ! En maillot de bain ou en doudoune, le Strict Maximum vous donne quelques petites idées de sorties.



RAOUL UBAC - Galerie Maeght - Jusqu'au 15 avril.

De grands formats, de la matière, des sillons, de l'ardoise... Tout le savoir faire de Raoul Ubac est représenté dans la mythique galerie où rien ne semble avoir bougé depuis sa création!








ABRAHAM ET ROL - Galerie Pascal Cuisinier - Jusqu'au 22 avril.

A l'occasion de la sortie d'une monographie sur le couple Janine Abraham et Dirk Jan Rol, Pascal Cuisinier présente une grande partie des pièces produites par le couple d'architectes et designers prêtées par la famille de ces derniers et des collectionneurs privés.
Parmi toutes les pièces ainsi rassemblées, seules quelques-unes des pièces sont destinées à la vente, « Abraham et Rol » se voulant essentiellement une exposition qui valorise et préserve un héritage, puisque Janine Abraham et Dirk Jan Rol n’ont que peu conçu de mobilier pour la grande production, leurs meubles étant des pièces uniques, des prototypes ou édités en série limitée.








TRAVAUX DE DAMES - Musée des Arts Décoratifs - Jusqu'au 17 septembre 

Cette exposition interroge le rôle des femmes dans les arts appliqués et avouons le, n'est pas d'un grand intérêt... Mais c'est l'occasion de voir un peu de Charlotte Perriand, de Niki de Saint Phalle, de Jacqueline Lerat ou de Véra Székély. C'est toujours bon à prendre !




dimanche 19 mars 2017

Galerie Chapo.




Votre cher Strict Maximum s'est vu offrir récemment tout un panel de documents d'époque de Pierre Chapo nous permettant d'en apprendre encore un peu plus sur lui. Car avouons qu'il reste encore bien mystérieux.



Ces documents d'époque sont toujours une véritable mine d'informations et certains confirment ou infirment biens des attributions ou prétendues collaborations qui pullulent sur le net, car évidemment on y raconte beaucoup de conneries. L'occasion de faire un point aujourd'hui sur Chapo et les activités de la galerie.



La galerie Chapo -située au 14 boulevard de l'hôpital à Paris- était tenue par son épouse Nicole (à gauche sur l'illustration ci-dessus puisqu'au centre, le personnage à une barbe et qu'à droite il s'agit vraisemblablement d'un chat)

Meubles P. Chapo, grès R. Deblander, lampe JP Mignon.

La galerie diffuse des lampes en acier poli et aluminium crée par le très discret Jean-Pierre Mignon. Rien n'existe à son sujet, enfin il conviendrait de dire "n'existait" car l'infatigable Strict Maximum a retrouvé sa trace dans la scandaleuse revue L'estampille

 Jean-Pierre Mignon

L'article évoque un Jean-Pierre mignon devenu tisseur en Bourgogne après voir quitté Paris où il créait des luminaires en acier commercialisés par d'autres. Nul doute possible, il s'agit bien de notre homme.

Nous avions bien entendu déjà lu sur internet que la galerie avait distribuée Noguchi mais pas de trace, tout comme nous avions lu que Chapo avait collaboré avec Perriand sur la conception des Arcs et il s'avère que pas du tout. 
Nicole Chapo, amie de Roger Sentou, distribue alors les chaises paillées Bauche et Méribel ainsi que les tabourets de berger Edition Sentou. Le lien Chapo/Perriand s'arrête là.


Bahut et table P.Chapo, chaise C.Perriand

A parti des années 70, Chapo distribue les grès de Robert Deblander et s'en sert largement dans la promotion de ses collections. 
Robert Deblander y expose d'ailleurs en 1981 "Porcelaines et Grès"


Tabouret et bureau P.Chapo, grès de R.Deblander, peau de Chèvre.

Meuble bibliothèque P.Chapo, grès de R.Deblander

Meubles P.Chapo, lampes I.Noguchi

Le petit bijou de notre lot de documents est le dépliant pour la promotion des lampes Akari de Mr Noguchi par la Galerie Chapo. 
Tout en simplicité, comme les lampes, il confirme donc le lien Chapo/Noguchi. Chapo ayant certainement obtenu de commercialiser les lampes à la fermeture de la Galerie Steph Simon en 1974, alors distributeur exclusif des lampes AKARI.




Bien que très peu d'informations soient disponibles sur les activités de la Galerie Chapo, petit à petit nous arrivons tout de même à imaginer ce que le parisien pouvait s'y offrir.
Du Perriand, du Noguchi, du Mignon, du Deblander et du Chapo à gogo.

Pour conclure, nous espérons que vous avez tout de même remarqué que même si beaucoup de recherches sont en cours de notre côté, nous essayons de ne pas vous noyer sous le Chapo, car il est vrai que vous n'avez pas forcément les mêmes goûts que nous. Mais nous vous les conseillons fortement.





samedi 11 mars 2017

SM X TSF

Il y a quelques semaines, le Strict Maximum participait à un reportage-interview sur le site The Socialite Family. Son auteure -Constance Gennari- avait alors un projet derrière la tête : un livre. 


Pour rappel, The Socialite Family (ou TSF) est un site dont le principe est simple : s'inviter chez une famille contemporaine le temps de quelques photos et questions où les propriétaires des lieux s'amusent à donner leur vision de ce qu'est un intérieur d'aujourd'hui.


Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le livre issu de ces dizaines de rencontres ne s'articule pas autour de ces familles. Ce n'est pas un best-of des plus beaux reportages de Constance mais un " guide déco ", concentré d'idées classées par thèmes et illustrées de photos glanées chez les familles au fil des années.


Si vous l'achetez, vous pourrez donc avoir un peu de TSF et de SM à la maison. Vous pourrez également suivre les conseils de Constance ou ceux du Strict Maximum. Voire les deux. Voire aucun. C'est vous qui voyez.


vendredi 3 mars 2017

Sculptures flottantes.

La Galerie Mitterand nous gâte en nous donnant l'occasion de voir quelques oeuvres de l'artiste hongroise Marta Pan. L'exposition se concentre sur les sculptures flottantes, oeuvres iconiques développées dès le début des années 60.



Ci-dessous, sculptures en bois à l'origine de la première sculpture flottante réalisée par l'artiste.




Ici, il n'est plus question de maquette avec ces deux lentilles flottantes grandeurs nature en résine moulée.




Vous y verrez aussi quelques maquettes et dessins préparatoires. Il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent mais on ne va pas se plaindre, tout est bon chez Marta, on pan tout !


Exposition visible jusqu'au 8 avril 2017 à la Galerie Mitterand, 79 rue du Temple, Paris 3e

mercredi 1 mars 2017

Shogun Tonight.


Encore une nouvelle lampe au Strict Maximum... Mais il fait tellement sombre aussi, on est obligé !


Cette lampe est une création de l'architecte suisse Mario Botta, elle est éditée par Artémide depuis 1986. Celle-ci fait partie de la première fournée. 


Tablette, cahier, crayons, scotch et... volant de Coccinelle Volkswagen en papier (Si, si. Regardez bien sur le tabouret) On vous laisse deviner qui est à la maison en ce moment.
Après une journée éprouvante -nous reviendrons bientôt dessus- le SM    va se coucher tôt mais n'éteindra peut-être pas toutes les lumières.