mercredi 24 août 2016

Quatre nouveaux.

Ca va ça vient sur les étagères du Strict Maximum, vous avez l'habitude. Récemment, il y eu quelques petits nouveaux que nous tenions à vous présenter. 

Commençons par un vase en porcelaine de Virebent qui serait dessiné par Yves Mohy.



Comme le gros rouleau se sentait un peu bête, nous lui avons trouvé un petit frère. Un allemand fait en série sans prétention aucune.



Les Ruelland, quand on commence, c'est difficile de s'arrêter... On sait que ce n'est pas la taille qui compte mais quand même, un bon 35 cm, on ne pouvait pas cracher dessus. La grande maigre sur la gauche est aussi nouvelle. Nous vous l'avions caché, c'est vrai.



Un séisme et on l'a dans l'os! 

mercredi 17 août 2016

Jeanne et Norbert Pierlot.


Récemment, le Strict Maximum a acquit son tout premier Pierlot, séduit par son minimalisme et ses lignes pures. 

Grès de Norbert Pierlot, 1956


De passage en Puisaye le week-end dernier, se fut pour lui l'occasion de retourner au Château de Ratilly et de tenter d'en savoir un peu plus sur la pièce, les informations sur les œuvres du couple étant malheureusement rares sur la toile. Les histoires se passant dans des châteaux commençant toujours de la même façon, vous n'allez pas y couper...

Château de Ratilly

Il était une fois Jeanne et Norbert Pierlot.
En 1951, elle, potière ayant fait son apprentissage à St Amand-en-Puisaye chez Eugène Lion, et lui comédien, décident de s’installer à Ratilly en Puisaye. Un achat semé d'embuches pour ces jeunes Parisiens sans le sou mais qui ne manquent pas d'audace pour mener à bien leur projet. Ils vont restaurer au fil des ans la forteresse grâce au concours des artisans du pays, dans le respect des vieilles pierres et des formes simples.



Jeanne et Norbert Pierlot, reportage dans le magazine L'Estampille en 1971

 Château de Ratilly

A Ratilly, ils créent un atelier de poterie, les formes utilitaires et les pièces uniques vont prendre une large part dans le grand renouveau de la production de grès qui atteindra son apogée dans les années 70.
Il créent également un lieu de stages -les premiers en Europe- Plus de 3000 stagiaires seront ainsi accueillis pendant plus de 30 ans durant l’été.


 Les utilitaires

Les pièces uniques

Mais aussi  un centre d’animations culturelles qui deviendra, à partir des années 60 et 70, l’un des tout premier Centre d’Art Contemporain Privé. Des expositions et rétrospectives s'y succèdent, plus prestigieuses les unes que les autres : tapisseries de Le Corbusier et Lurçat; grès de Jean Derval, Georges Jouve, Jean et Jacqueline Lerat, Monique et Yves Mohy; sculptures d'Alexander Calder, Eduardo Chillida, François Stahly, peintures de George Braque, Raoul Ubac, Nicolas de Staël, Paul Klee (pour ne citer que les plus connus)

 Actuellement, peintures de Christian Sorg (table de Georges Jouve) 

Chaque année, depuis plus de cinquante ans, des concerts, des spectacles  et des expositions d’arts plastiques majeures servent les artistes contemporains dans le cadre unique du château. Jeanne et Norbert Pierlot ont étés des pionniers dans le fait d’avoir réussi à proposer hors des sentiers battus, au fin fond d’une région excentrée, les recherches les plus avancées en matière d’art plastique, confinées jusque-là dans quelques galeries urbaines.
La démarche de Jeanne et Norbert Pierlot, aujourd’hui disparus, est désormais perpétuée par leurs cinq enfants et soutenus par l'Association "les Amis de Ratilly"

Belle histoire n'est-ce pas ? On vous l'accorde. 
Au Strict Maximum nous avons eu la chance de croiser Nathalie Pierlot, fille de Jeanne et Norbert. Nous lui avons montré notre grès en tout bien tout honneur et ainsi obtenu quelques précieuses informations à son sujet. Notre vase dit "vase bourgeons" est une pièce unique sans doute dessinée par Madame et tournée par Monsieur. Elle provient de l'exposition qui s'est tenue à Ratilly en 1956 où Norbert Pierlot exposait alors avec... Georges Jouve ! Notre beau vase a donc côtoyé du beau monde, la vie n'est-elle pas merveilleuse? 

Vases "Bourgeons" de Norbert Pierlot réalisés en 1956 pour l'exposition partagées avec Georges Jouve.

Pour différencier une pièce unique des Pierlot et une pièce produite en série, c'est très simple. Les pièces uniques sont signées "Pierlot" en toutes lettres. Quant aux autres, elles sont marquées de l'emblème de la chouette. Nathalie Pierlot reprend en janvier 1988, à la mort de Jeanne Pierlot, l'atelier de poterie de ses parents. Elle poursuit, toujours sous l'emblème de la chouette, secondée par quatre compagnons, la production de poteries usuelles aux formes définies dès 1952. En parallèle, elle crée et expose ses propres créations.

 Pièces uniques des Pierlot.

Actuellement sont encore visibles au château une superbe sculpture en bois de Stahly ainsi que le mobilier de Jouve dessiné spécialement pour les lieux.


Tabouret de Georges Jouve

 Bancs et table de George Jouve

Vous apercevrez également -en vous collant aux fenêtres des parties privatives- quelques pièces uniques des Pierlot et un beau calice de Jouve.


Sculpture camouflage de François Stahly


Comment, vous êtes encore ici?! Courrez donc rendre visite à Nathalie et son château, vous ne serez pas déçus... Parole de SM!

lundi 15 août 2016

Butin du 15 août.

Au Strict Maximum, nous sommes  épuisaye. Nous rentrons d'un week-end ensoleillé en Puisaye sur lequel il nous faudra revenir très prochainement. En attendant, rituel oblige, nous tenions à vous déballer nos trouvailles.

La première fût cette série de trois plats de Peter Orlando. Le week-end du SM est un week-end placé sous le signe Orlando puisque seulement quelques mètres plus loin, nous trouvons également trois lithographies de l'artiste.





Un miroir de ou dans le goût des Argonautes , un poisson signé J. André (?), un beau carreau à identifier...


On sèche aussi sur ce vide poche...


Par contre on ne sèche pas sur ces deux toiles directement achetées à l'artiste en fouillant dans son garage.
Yves Martin étudiant aux beaux arts dans les années 60 a réalisé ces toiles dans les années 70.



Nous avons également acheté à Mr Martin cette très jolie table basse en céramique sur laquelle nous n'avons à cet instant pas la moindre info.




L'équipe du SM se réservant le droit de dire ce qu'elle veut car elle est ici chez elle - ne l'oubliez pas - vous présente donc cette "formidable table de Georges Jouve en céramique noire et corail, avec piètement en acier tubulaire pliable échouée à Sancerre"


Deux toiles en entrainant une autre, le SM achète également cette oeuvre de Willy Frissen (1973)


Une soeur jumelle à notre plaque esseulée de Jean-Marie Foubert


Un tabouret en céramique de Nicole Crestou, directement acheté à l'artiste également.


Pour finir sur une note des plus élégantes, au Strict Maximum nous sommes ravis d'avoir acheté (en soldes) à Eric Astoul himself ces superbes bouteilles que nous voulions depuis un certain temps.


Conseil d'amis, si l'an prochain à la même période vous avez les boules, courrez donc aux soldes Astoul!

mercredi 10 août 2016

Joyeux Deblander.

La jeunesse est un cadeau de la nature mais vieillir est un art. Recevoir à votre anniversaire un superbe grès de Deblander présume alors que vous avez su particulièrement bien vous entourer et que l'on estime autour de vous que cet évènement doit être célébré comme il se doit.

Accompagné de Robert, au Strict Maximum on prend une année et on perd une place sur les étagères.






Pas mal n'est ce pas? Au SM nous en raffolons. 
Profitons à présent du fait que tous les chemins mènent à Rome et avouons que c'est quand même bien pratique car on va pouvoir causer un peu Chapo. Et non, ce n'est pas une blague.

Si 1981 est une des années de naissance du SM, c'est aussi et surtout l'année où Chapo expose Deblander à Paris lors de l'exposition "Porcelaines et céramiques"

Banquettes à panneaux mobiles en noyer et table basse en chêne Pierre Chapo, grès de Deblander, tapisserie de Maurice André.


Bahut en merisier Pierre Chapo, lampe de Jean-Pierre Mignon, et grès de Deblander.


Bien que nous nous côtoyons depuis quelques temps déjà, nous ne sommes pas prêts pour autant à partager nos céramiques avec vous. Mais pour l'occasion, nous voulons bien vous céder une part de gâteau.


Et c'est déjà pas si mal.

jeudi 4 août 2016

Chapo du Loiret.


Si on en croit le proverbe français "qui a bonne tête ne manque pas de chapo", le SM en a une très bonne.
Surtout depuis qu'il s'est entiché de Pierre et un SM qui s'entiche n'est pas un SM qui s'en fiche.
C'est donc d'un pas léger et d'une humeur sans pareille que le Strict Maximum, sur la piste d'une table basse, s'en va explorer le Loiret.


 une brocante du Loiret


une boucherie du Loiret 

des toilettes publiques du Loiret

une table T08 de Chapo du Loiret

Une superbe table basse T08 d'a peu près 50 ans attendait le SM avec impatience.
Au tout début de sa Chapoïsation interne, le Strict Maximum avait hésité entre cette T08 et la T23. Le plateau aux angles arrondis et aux arrêtes gommées est de toute beauté. Les 4 pieds d'une rigueur tout autre lui confère ce côté japonais qui affole le SM.

Lors de ses pérégrinations sur le net à la recherche d'infos sur Pierrot, le SM à croisé cette table ici...

catalogue Chapo 

... mais également sur les clichés de l'appartement témoin du village de vacances Le Merlier situé dans le Var, construit par l'Atelier de Montrouge.



La décoration des appartements est confiée aux établissements Chapo, on y retrouve quelque pièces de/ou commercialisées par Chapo.




Sur ces clichés, la fameuse table basse T08, la sublime banquette L09 et la rationnelle table à manger T01 de Chapo. Nous y voyons également la jolie lampe de J.P Mignon et pour ne rien gâcher, les iconiques chaises Meribel de Charlotte Perriand.

Et là vous vous dites "on a pas fini de bouffer du Chapo..." Et c'est pas faux.


lundi 1 août 2016

Chez Georges Pelletier.


En ce tout début d'août, le SM fait légèrement marche arrière pour vous parler de sa rencontre d'avec le céramiste Georges Pelletier. Et par la même occasion, se replonger un peu en vacances.






Sans doute êtes-vous déjà tombé sur une lampe de Georges dans un vide grenier, mais sans doute aussi ne le savez-vous pas. Car dans les années 70, Pelletier ne poussait pas la perfection jusqu'à signer son travail. 
Fort heureusement, son travail se reconnaît au premier coup d'oeil grâce à ses petites pastilles laissant filtrer la lumière à travers la base de ses lampes.







Ses lampes étaient notamment distribués chez Bobois qui innovait alors en agrémentant ses meubles d'éléments décoratifs et de lampes.
L'ambiance ainsi créée fait se sentir le consommateur chez lui et le concept rencontre un franc succès. D'ailleurs il est toujours d'actualité.
Georges Pelletier participe également à des salons et est distribué dans de nombreuses boutiques.






Vous savez comme le Strict Maximum qu'il n'existe rien de plus indécis que la mode qui est passée par ici mais qui repassera par là. Les temps changent et les boutiques indépendantes ferment les unes après les autres. Georges Pelletier produit beaucoup moins. Passage à vide dans la carrière du céramiste.






Récemment, l'engouement pour ses créations revient grâce à des marchands et des décorateurs qui lui remettent le pieds à l'étrier. Georges croule aujourd'hui sous les commandes, de nouvelles pièces sculpturales sont mises à l'honneur mais aussi ses pièces phares du passé. Il s'agit ici d'une seconde jeunesse pour Pelletier dont les créations se retrouvent jusque sur la couverture d'un magazine de décoration américain.




Début juillet, le Strict Maximum est passé lui rendre visite sur les conseils avisés de  Pascal Marziano. Georges Pelletier est charmant et se fait un plaisir de vous faire visiter son atelier et de vous conter l'âge d'or de la céramique avec d'incroyables photos à l'appui.





Dans l'atelier il y a des lampes un peu partout, des miroirs, des oiseaux muraux, des croix et quelques pièces des années 70 que Georges ne veut pas vendre aux marchands.
"Allez y fouillez! Quand Pascal Marziano passe me voir, il fouille partout!" Ainsi le SM s'est exécuté et est reparti avec quelques souvenirs et mêmes des petits cadeaux rien que pour lui. Pelletier n'ayant pu résister au charme du SM tout entier.